Les Américains ont terminé leur deuxième journée de deuil, samedi 15 décembre, sur les dernières révélations de la police, qui a rendu publics l'âge et l'identité des 27 victimes de la tuerie de l'école de Sandy Hook, l'un des plus graves massacres jamais commis dans un établissement scolaire aux Etats-Unis.
Sur cette liste macabre, reprise en boucle et affichée, en hommage, à la Une de journaux comme The New York Times, figurent les noms de 12 petites filles et 8 petits garçons âgés de 6 à 7 ans. Parmi les adultes figurent la directrice, deux institutrices et la psychologue de l'école.
Pour ajouter à l'horreur, le médecin légiste a expliqué, lors d'une conférence de presse samedi, que les enfants et les six femmes tuées dans l'école avaient tous été visés à plusieurs reprises. "De trois à onze fois pour les sept que j'ai examinées personnellement", a-t-il précisé. Visiblement ébranlé, il a ajouté qu'en trente ans de carrière, il n'avait jamais rien vu de pire .
INTERROGATIONS SUR LE TUEUR PRÉSUMÉ
En dépit des précisions apportées sur le déroulement de la tuerie, le porte-parole de la police du Connecticut, Paul Vance, n'a toutefois pas encore donné les détails de l'enquête menée à l'école et dans la luxueuse maison où le jeune tueur présumé, Adam Lanza, vivait avec sa mère (également abattue chez elle juste avant le massacre).
Les investigations ont toutefois selon lui permis de rassembler de "très bons éléments", qui, "permettront de peindre une image complète de comment, et surtout pourquoi, [la tuerie] s'est produite".
Cette discrétion des autorités explique pourquoi le portrait d'Adam Lanza reste encore très flou. D'anciens camarades de classe l'ont décrit dans les médias américains comme timide, solitaire et très intelligent. Quelques photos de l'intéressé, prises lorsqu'il était adolescent, ont également commencé à circuler.
Le porte-parole de la police a toutefois démenti l'implication d'Adam Lanza dans une récente altercation à l'école Sandy Hook, et n'a pas confirmé que les trois armes utilisées lors de la tuerie du 14 décembre (deux pistolets et un fusil semi-automatique) appartenaient à sa mère, Nancy Lanza.
